Vendredi 6 avril 2007
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La fracture sociale est toujours présente malgré les promesses de Jacques Chirac. En effet, pour quelle raison nous constatons une diminution importante du pouvoir d'achat de nos concitoyens ?
Tout d'abord, nous avons les indemnités perçues par les chômeurs, le tassement générale des salaires, la multiplication les gens aux smic, les préretraites, les petits boulots, la loterie des premiers emplois, l'augmentation des prélèvements obligatoires, tout ceci aboutit à ce que plusieurs millions de contribuables ne soient pas imposables sur leurs revenus.
Mais cette reprise tant attendue doit enfin arrivée, et personne n'ose y croire ! il est vrai que ses effets ont été retardés par de nouveaux prélèvements fiscaux et masqués par le deuxième écho du "
baby-boom".
En fait, trois tumeurs se sont greffées sur le corps économique social : le chômage total ou partiel d'un adulte sur cinq, la pauvreté généralisée et le taux record des prélèvements obligatoires. Ces trois éléments se renforcent mutuellement, mais cette interaction est réversible, et cette faiblesse nous autorise l¹espoir, surtout dans la conjoncture actuelle, qui selon Jean-Paul Mézille notre croissance serait revue à la hausse, pour atteindre 2,1%.
Aujourd'hui, réjouissons-nous, profitons des vents favorables, puisque des emplois se créent et que d¹autres se créeront,
si Nicolas Sarkozy est élu Président de la République.
Soyons de bonne humeur, supposons que l'on puisse augmenter sensiblement le pouvoir d¹achat de chacun de 5%, je me lance, ce supplément serait immédiatement et en grande partie dépensé. C'est à dire qu''il retourne dans la croissance des ménages.
La répercussion sur l'emploi de cette relance intérieure dépendrait bien évidemment des moyens employés pour la déclencher et pour l'accompagner.
A ce jour, le pouvoir d'achat a en parti progressé, non tant par la hausse des salaires que par la stabilité des prix. Mais si les ménages ont pu consommer beaucoup plus en 2006, en tout cas bien au delà que ce que la hausse du pouvoir d¹achat aurait pu permettre, la vérité, c'est qu¹ils ont massivement réduit leur épargne.
La preuve, le taux d¹épargne des ménages ne cesse de diminuer, depuis ces dernières années, il est loin le temps ou le taux avoisinait les
18%, pour atteindre en 2006 à 14/% à 15%.
Voilà un paradoxe, alors que jamais depuis des années la consommation n'a été aussi dynamique, les autres indicateurs se traînent péniblement : la croissance, les investissements des entreprises et la production industrielle, sont relativement en stagnation.
L'erreur est toujours la même, si l'on veut une vraie croissance, c'est l'offre qu'il faut encourager et pour y remédier, il n'y a qu'une façon de le faire, il faut simplement libérer les contraintes réglementaires et fiscales.
Mais attention au piège de la croissance et surtout de l¹irruption des produits de
Chine et de l'Inde, qui nous est maintenant si coutumier, il y a un réel danger pour notre société.
Il est évident que ce déluge de produits a des conséquences sur notre économie, car en fait, c¹est un déplacement de notre industrie.
La raison ? c'est que nous sommes sur un déficit de notre commerce extérieur de 30 milliards d'euros, pour la simple et bonne raison que nous importons plus que nous exportons.
Tout cela pur satisfaire et répondre à notre consommation.
Alors comment les Français peuvent avoir un pouvoir d'achat supérieur sans que notre propre productivité tourne à plein régime ? C'est la question.
Pour y arriver, il est temps d¹appliquer toutes les promesses sur l'augmentation du pouvoir d'achat des Français et des décisions qui s'imposent, pour enfin, sortir de ce système.
Aujourd'hui, seul Nicolas Sarkozy pourra nous sortir de cette situation du fameux système
<< modèle social français>>
Car n'oublions pas que si l'Etat s'endette, nous nous endettons aussi.
Gilles David
Délégué Départemental du Val-de-Marne
http://anans94.over-blog.org
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