Samedi 17 mars 2007
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Notre économie se caractérise aujourd'hui par la liberté de produire et de consommer. Je pense que tout le monde sera d'accord sur cette analyse.
Dans quelque secteur que ce soit, tant que la production, c'est à dire l¹offre court après la consommation, c'est à dire la demande, le système fonctionne assez bien.
Par contre lorsque c'est le contraire, tout notre système se dérègle avec diverses conséquences plus ou moins dramatiques.
Prenons l'exemple de l'agriculture ou son Salon vient d se terminer. Nous voyons bien que la quantité de nourriture absorbée par chaque individu ne pouvait augmenter. Parfois, elle a régressé avec la diminution du travail demandant en effort physique.
Dans l¹industrie, très longtemps on espérait que, avec le bourrage de crâne sue les esprits et en jouant sur les sentiments de vanité, l'on pourrait, grâce aux modes, aux soldes, chaque année renouvelées, inciter les consommateurs à changer continuellement leurs vêtements, leurs voitures, leurs meubles, leurs appareils de photo, leurs ordinateurs et l¹électroménager, etc...
Et bien je vous le confirme, c'est très exactement ce qui se produit depuis des années. Nous cédons au chantage des médias par ce formidable gaspillage, car presque tout ce qu'on jette ou change étant encore en parfait état, on pourrait croire et espérer augmenter à l'infini la consommation, but affiché de tous les gouvernements successifs.
Cette consommation artificielle, logiquement ne se développe que dans un climat d¹euphorie, et de confiance dans l'avenir. La preuve que non. C'est donc une consommation culturelle et non naturelle.
Malgré tout dans cette euphorie de consommation, on n'avait pas prévu qu¹un sentiment de saturation pouvait apparaître. Exemple, un jour viendra ou les voitures peuvent devenir si nombreuses que, dans d¹immenses villes elles deviennent inutilisables par suite d¹embouteillage, et de l¹impossibilité de trouver un endroit pour se garer.
Malgré tout, l¹entreprise cherchant toujours à améliorer sa productivité, lorsque les ventes stagnent et que dans son secteur l'offre dépasse la demande, les prix s'effondrent.
La grande majorité de nos ministres comprennent mal le fonctionnement de l'économie libérale, en se réjouissant de la baisse des prix de vente, de ces offres spéciales, promotionnelles et de ces braderies (soldes en tout genre tous les 6 mois), alors qu'elles accélérant la décomposition de notre tissu industriel en détruisant les bénéfices nécessaires.
Nous avons tous que l'entreprise pour améliorer sa rentabilité, est amenée à robotiser un maximum de sa production, ou à délocaliser dans des pays où la main d'oeuvre est beaucoup moins coûteuse. Dans les deux cas, c'est l'engrenage du chômage qui lui-même augmente le pessimisme ambiant dans notre pays et la sous consommation.
Ainsi, le progrès réalisés dans le domaine des moyens de production, loin d'apporter abondance et bonheur, provoquent tout un cortège de catastrophes imprévues, il a 20 ans. C'est le vrai désordre économique.Alors comment améliorer la situation, je ne suis pas spécialiste de l'économie, mais je pense qu'il faut produire mieux, et de qualité afin que ce que l'on fabrique puisse se conserver le plus longtemps possible.
Il faut donc consommer mieux en interdisant de provoquer des achats de vanité, conséquence d¹un énorme gaspillage. La preuve, la hausse de la consommation des ménages en 2006 a été de 4,6%, c'est la hausse la plus importante depuis 2000.
Certes les esprits chagrins ou cabotins pourraient faire observer que ce chiffre concerne les produits industriels et pas les services, désormais majoritaires dans la production. Mais cette hausse n'en n'est pas moins significative et les premiers chiffres, comme l¹alimentation ou les services confirment cette évolution.
Si pour certains Français le pouvoir d'achat a en parti progressé, ce n'est pas par la hausse des salaires ou la stabilité des prix.
Si les ménages ont pu consommer beaucoup plus en 2006, en tous cas bien au delà que ce que la hausse du pouvoir d'achat aurait du permettre, c'est qu'ils ont massivement réduit leur épargne.
En effet, le taux d'épargne des manages ne cesse de diminuer depuis des années. Il bien loin le temps ou il avoisinait les 18%. En 2006, il est tombé à 14%.
Pourtant la croissance devrait encore ralentir. Voilà en effet le paradoxe., alors que jamais depuis des années la consommation n'a été aussi dynamique, les autres indicateurs se traînent : la croissance, les investissements, la production industrielle et les créations d'emploi sont relativement en stagnation, malgré les 800 000 contrats 'Nouvel Embauche¨ et les 400 000 contrats d'apprentissages.
Mais l'erreur est toujours la même, si l'on veut une vraie croissance, c'est l'offre qu'il faut encourager et pour y remédier, il n'y a pas 36 façons de la faire, il faut tout simplement libérer les contraintes réglementaires et fiscales de toutes les entreprises.
C'est très exactement ce que veut faire Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, d'après Rexecode (Institut de recherches économiques), seul Nicolas Sarkozy dans son programme présidentiel peut créer des emplois et relancer la croissance, en mettant au coeur de sa campagne << valeur-travail>>.
Selon les calcules de Rexecode, le programme de Nicolas Sarkozy devrait permettre de créer 200 000 emplois et de faire progresser 1,3% de point de croissance supplémentaire. Avec notre candidat, nous sommes donc dans l'ordre économique.
Conclusion, votez dès le premier tour pour notre candidat.
Gilles David
Délégué Départemental du Val-de-Marne
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